Nettoyage et décrassage

Lors de leurs arrivées à l’atelier, les œuvres qui nous sont confiées possèdent un degré de vieillissement et d’empoussièrement qui leurs sont propres. Les traitements sont alors réalisés sur mesures, en fonctions des œuvres et de leurs particularités. Une œuvre du XIXème siècle sera par exemple plus sensible à certains tensio-actifs, alors qu’une œuvre datant du XVIIème siècle ne posera aucun problème.

Le restaurateur doit en permanence s’adapter à l’œuvre qui lui fait face, mais aussi à ses particularités.

Le nettoyage et le décrassage :

Lors du processus de restauration, l’œuvre est nettoyée dans son intégralité. Il convient dans un premier temps de faire un nettoyage à sec, à l’aide un pinceau fin, dans le but d’enlever les couches de poussières les plus importantes.

Puis un décrassage de l’œuvre est effectué. Celui-ci se déroule en plusieurs étapes. La première consiste à retirer toutes les pollutions atmosphériques : fumée de cigarette, suie, poussières, graisses de cuisine, insectes, toiles d’araignées, chiures d’insectes…

Côté revers, nous travaillons par micro-aspiration.

Côté face, il est commun, après un nettoyage par voie sec d’utiliser des solutions aqueuses non ioniques et à pH neutre qui permettent de retirer les crasses en douceur, sans risque d’altération pour la couche picturale. Cependant, cette opération peut se révéler dangereuse malgré tout, car l’eau, dans certains cas, risque de créer des blanchiments sur la couche de vernis (chancis) ou sur la couche picturale, si celle-ci n’est pas vernie.

De plus, il convient de mentionner que chaque œuvre possède une sensibilité à l’apport d’humidité qui lui est propre, les traitements et tests sont alors adaptés à ces situations.

Paysage avec un moulin, huile sur bois avant intervention de nettoyage et de décrassage, panneau de bois, daté de 1891
Paysage avec un moulin, panneau de bois après nettoyage et pendant le décrassage.
Paysage avec un moulin, après décrassage, datant de 1891