La profession

Le conservateur-restaurateur

,Le conservateur-restaurateur est un professionnel qui possède la formation, les connaissances, les aptitudes et l’expérience pour préserver, conserver et restaurer les biens culturels, au bénéfice des générations futures. Il contribue à la compréhension et à la mise en valeur des biens culturels, dans le respect de leur signification esthétique, sociale et historique et de leur intégrité physique.

Son travail repose sur:

  • l’examen diagnostique du bien culturel concerné ;
  • les traitements de conservation et de restauration qui en découlent ;
  • la documentation de l’état matériel de l’objet et des interventions effectuées. Il peut également :
    • développer des programmes de recherche et des études de conservation-restauration ;
    • apporter à toute personne le souhaitant ou le nécessitant, conseil et assistance technique ;
    • établir des rapports sur les biens culturels, en excluant toute appréciation sur leur valeur marchande ;
    • contribuer à la médiation, à la formation et à l’enseignement de la conservation-restauration.

Les conservateurs-restaurateurs travaillent essentiellement sous un statut d’indépendant. Ils interviennent sur les lieux de conservation (musées, monuments historiques, sites patrimoniaux, centres régionaux, départementaux) et/ou dans leurs ateliers. Professionnels spécialisés, ils peuvent œuvrer en groupement, afin de réunir les différentes compétences nécessaires à la conservation-restauration d’un bien culturel.

La déontologie de la profession

La déontologie (ou code d’éthique) est l’ensemble des devoirs, des règles de comportement et de méthodologie adopté par les professionnels de la conservation-restauration. Elle définit le cadre des responsabilités techniques et morales des conservateurs-restaurateurs vis-à-vis des biens qui leur sont confiés et des personnes juridiquement responsables, privées ou publiques, qui les leur confient. Il est préférable de s’adresser à des professionnels qui affichent et qui revendiquent leur code de déontologie, car cela défini leurs méthodes et garanti leur valeur professionnelle.

Le texte fondateur, international, a été adopté en 1984 par l’ICOM-CC (Comité pour la Conservation du Conseil International des Musées): « Le conservateur-restaurateur, une définition de la profession ». Ce texte a permis d’établir en 1993 les règles professionnelles de l’ECCO (European Confederation of Conservator-restorers’ Organisation), lesquelles se structurent autour de trois thématiques :

  • une définition de la profession ;
  • un code d’éthique ;
  • des recommandations pour la formation en conservation restauration.

La réversibilité

La réversibilité est un objectif déontologique essentiel, qui laisse la possibilité de retrouver un état antérieur à l’intervention. Tout élément étranger ajouté lors d’un traitement de conservation-restauration (montage, adhésif, retouche) doit ainsi pouvoir être retiré sans dommage. Ce principe exige la bonne connaissance des constituants du bien culturel et la maîtrise des matériaux utilisés lors du traitement, ainsi que celle de leur vieillissement.